Combattre le cancer du sein par la pratique du sabre

    16 mars 2018

    Une dizaine de jeunes femmes du Collège Mont Notre-Dame, certaines escrimeuses, d’autres bénévoles, accompagnées de leur enseignant en ÉCR, Daniel Coulombe, également entraîneur d’escrime au club d’Escrime Pentathlon moderne Sherbrooke (EPMS), ont officiellement lancé le projet Cancer du sein et escrime, mercredi le 14 mars dernier. Un programme d’escrime qui vise à améliorer le pronostic du cancer du sein. Il est connu qu’à la suite de l’opération, la cicatrice peut entraver la mobilité du bras et de l’épaule du côté opéré. La pratique des mouvements du sabre favorise l’amplitude du geste (parade et riposte) et serait, selon les programmes en France, un facteur de rétablissement signifiant.

    Premier au Canada, ce projet se veut un réel investissement chez l’humain et dans la différence au sein d’une communauté comme partage, comme égalité et droits fondamentaux. Le projet offre un programme adapté à cette clientèle, sécuritaire et amusant.

    Cinthya Gauthier (directrice des Services pédagogiques), Kim Frenière (kinésiologue), Dr Michel Pavic, Esther Meilleur (pharmacienne et partenaire principal) et deux élèves du Mont Notre-Dame, Nikita Neale et Alexane Roy

    L’idée du programme Escrime et cancer du sein

    L’escrime offre de nombreux avantages : mobilisation de l’épaule armée, équilibre du corps. Les atouts d’une pratique du sabre adapté sont multiples : souplesse du geste, l’absence de traumatisme par des leçons sans touches, parades mobilisant l’épaule, la latéralité. De plus, le sabre est une arme plus légère que l’épée ou le fleuret.

    Pourquoi l’escrime et particulièrement le sabre? Selon la docteure Dominique Hornus-Dragne de la Fédération française d’escrime : « En pratique, la chirurgie entrave la mobilité du bras et provoque des adhérences axillaires et pectorales. Ces adhérences empêchent la réalisation de certains gestes simples de la vie quotidienne. Par ailleurs, la posture d’une femme, après une mastectomie, est modifiée. »

    La pratique d’un sport a d’excellents effets sur l’impact psychologique d’une personne atteinte d’un cancer. Les leçons de sabre vont également permettrent une dépense énergétique sans danger, sous la supervision du domaine médical et sportif. Ces dernières années, ce programme a fait boule de neige en France et c’est une des raisons qui explique son implantation à Sherbrooke. De plus, il concorde avec les autres actions de la femme instaurées au Collège Mont Notre-Dame.

    Les partenaires

    Le projet regroupe plusieurs partenaires du milieu de l’escrime et du domaine médical. Le directeur technique du club d’Escrime Pentathlon Moderne Sherbrooke, Carl Bourget, ainsi qu’une équipe de collaborateurs de haut niveau en sabre guideront les élèves dans l’application des exercices. Et la docteure Dominique Hornus-Dragne de la Fédération française d’escrime, qui fait déjà appel à l’escrime comme solution médicale complémentaire pour ses patientes, agira à titre de marraine pour le programme du Collège Mont Notre-Dame.

    De plus, une dizaine d’élèves bénévoles de ce collège d’éducation internationale y sont impliquées à moyen et à long terme. Ces jeunes filles pratiquent ou ont déjà pratiqué l’escrime, alors que d’autres se sont joints à ce programme par altruisme. Ces élèves bénévoles seront coordonnées par Nikita Neale, élève de quatrième secondaire, responsable du projet aux côtés de son enseignant Daniel Coulombe. De plus, le Collège offrira gratuitement la location du gymnase.

    Un projet d’une telle envergure nécessite du financement et c’est avec coeur que Pharmaprix Esther Meilleur s’est associée au Collège Mont Notre-Dame. Cette aide précieuse permettra d’offrir la gratuité du programme aux personnes concernées.

    Sur-vêtements

    La couleur pêche a été déterminée pour les chandails —faisant référence à l’idée originale de la couleur pour représenter le cancer du sein. La couleur pêche fut l’idée de Charlotte Hayley, une femme dont la fille, la soeur et la grand-mère ont été atteintes du cancer du sein.

    Entraînements, consignes et exercices

    À raison d’une séance par semaine, sur 10 semaines, les participantes vont suivre des cours de sabre, dans des groupes composés de 6 à 8 personnes. Le premier 30 minutes se déroulera en leçons collectives. Par la suite, après 15 minutes de repos, des leçons individuelles de 5 à 8 minutes seront offertes.

    Stéphane Hamel, entraîneur de sabre de renommé, a mis sur pied les exercices d’escrime avec la collaboration de Kim Frenière, kinésiologue. Ensemble, ils ont élaboré une série de 10 séances, approuvée par le domaine médical.

    Formations

    Tous les bénévoles et personnes impliquées dans le programme ont suivis trois formations : une journée en technique d’escrime, une formation sur les impacts des médications et une formation médicale avec le Dr Michel Pavic, oncologue et chef du service d’hémato-oncologie du département de médecine du CIUSSS de l’Estrie. 

    Nikita Neale, élève de 4e secondaire, explique le programme Cancer du sein & Escrime puisqu’elle a collaboré depuis les débuts sur le projet et qu’elle est la coordonnatrice aux élèves du Collège Mont Notre-Dame.

    Dr Michel Pavic a répondu à quelques questions sur les bienfaits d’un tel programme pour les femmes atteintes du cancer du sein.

    Esther Meilleur, partenaire principal du programme Cancer du sein & Escrime

    Une élève du Collège Mont Notre-Dame, accompagnée de l’entraîneur Daniel Coulombe, démontre quelques manipulations du sabre.

    Cinthya Gauthier, directrice des services pédagogiques du Collège Mont Notre-Dame, a présenté les élèves impliquées bénévolement dans ce projet.

    Dans les médias 
    La Tribune – L’escrime pour combattre le cancer du sein
    Noovo.ca/NVLEstrie – Capsule du 15 mars 2018

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